La Corse
BIENVENUE CHEZ LES CORSES
la population la moins accueillante d'Europe
Notre voyage écoculturel avait parmi ces piliers principaux le contact direct avec les populations locales. Le moins que nous puissions dire c'est que nous n'avons pas pris le bateau en direction de Bastia pour rien. A tel point que nous avons ressenti l'envie de le reprendre une semaine plus tôt dans l'autre sens.
Les écosystèmes insulaires sont comme nous l'avons appris en cours d'écologie, uniques, fragiles, à l' histoire particulière et même souvent en voie de disparition. Nous pensons que le Corse ne transgresse pas à ces règles.
Nous allons faire bref, car le mépris, le foot et l'inhospitalité envers le voyageur ne sont pas nos domaines de prédilection dans l'écriture.
Nous avons été surpris par l' attitude déplorable des locaux envers l'étranger "de Gaule ", " du continent" ou d'ailleurs.
Car il est bon de savoir que la Corse est aux CORSES.
L'absence totale d'un sourire, d'un bonjour, les critiques quotidiennes sur l'aberration d'un voyage à vélo et l'expulsion des villages comme nulle part ailleurs en Europe, nous ont laissé plusieurs fois assommés par l'absurdité des situations.
L'amour pour une terre peut-elle être l'argument à un mépris permanent envers un non Corse ?
Le paquet de cigarettes à 2€ moins cher, les villas qui sautent, les projets urbains à 12 000€ qui n'en coûtent que 6 000€, les douilles aux pieds de nombreux panneaux et les auvents des magasins qui se relèvent quand vous trouvez abri dessous, sont des preuves flagrantes que vous êtes en Corse dans dans une région, "un pays " à part.
Toutes ses méthodes sont dans un souci réel de préservation de leurs île pour les générations futures, Cependant, il est dommage que derrière cette idée certes respectable, nous trouvions de réelles décharges à ciel ouvert bordant un ruisseau, voir des oiseaux migrateurs ayant pour lieu de passage la Corse finirent aux bouts de brochettes, ou encore compter 17 voitures en bas de falaises au bénéfice d'une assurances prometteuse.
Ceci transforme un peu la phrase de " c'est mon île et vous n'y fait pas se que vous voulez " en "C'est mon île et j'y fait ce que je veux".
Cependant chacun vit ces voyages différemment que ce soit par son moyen de transport, sa philosophie, ses envies et ses buts. Il est donc possible que pour vous l'île de Beauté soit un souvenir magique car il est vrai que les paysages y sont grandioses. Notre vision est celle du nomade à vélo et non celle du touriste estival perçu nous le pensons différemment de part son portefeuille.

Chaque expérience est différente, donc allez en Corse si vous le souhaitez mais sachez une chose c'est que VOUS N' ETES PAS CHEZ VOUS.
Sinon grand chamboulement dans notre voyage, les déluges et l'acceuil Corse ont pesé lourd dans la décision de notre anglais préféré de nous quitter. L'expérience humaine et sportive que Johnny c'était lancé s'arrête donc sur le cap Corse.
nono et beru